Présentation
Qui est Michel Vilbois, le nouveau préfet du Tarn ?
Le lundi 9 octobre 2023, 8h. Un nouveau visage apparaît à la préfecture du Tarn. C’est le nouveau préfet, Michel Vilbois, qui vient tout juste de prendre ses fonctions.
Le lundi 9 octobre 2023, 8h. Un nouveau visage apparaît à la préfecture du Tarn. C’est le nouveau préfet, Michel Vilbois, qui vient tout juste de prendre ses fonctions.

Mosellan d’origine, Michel Vilbois témoigne d’une certaine expérience dans cette nouvelle fonction, puisqu’il a effectué toute sa carrière professionnelle au service de l’État. Précédemment préfet de la Haute-Saône à Vesoul (70), il arrive ici dans le Tarn afin de remplacer François-Xavier Lauch, parti dans l’Hérault.
Un parcours bien fourni
C’est le cas de le dire. Ce n’est pas novice en la matière que Michel Vilbois débarque dans le Tarn : “J’ai précédemment été préfet délégué à la défense et à la sécurité à Metz, directeur de cabinet et sous-préfet des Pays de la Loire, ou encore secrétaire général de la préfecture de l'Eure-et-Loire à Chartres. Et je suis donc aujourd'hui préfet du département du Tarn depuis… 2h30 !” Son objectif premier, et primordial selon lui, c’est de rencontrer les Tarnais : “J’ai la conviction qu’il est nécessaire d’aller au contact des gens. En Haute-Saône, j’ai visité 120 communes en l’espace de 2 ans. Ici dans le Tarn, j’espère que les élus m’inviteront largement pour me présenter ce qu’ils auront à me présenter. Oui, vous me verrez assez largement du lundi au dimanche midi sur le terrain. C’est mon objectif”, confie Michel Vilbois. Il poursuit, et rappelle la mission principale de son poste : “Je me fais une idée simple de ce que doit être un préfet. Il doit appuyer du côté de l’État les projets de territoire que portent les élus. Ce sont eux qui connaissent le mieux leur territoire, et nous sommes là pour les aider, quand le projet est conforme à la légalité bien évidemment ! Pour résumer, je dirais que le préfet est un facilitateur.”
Des dossiers importants
Interrogé sur l’actualité du département et les dossiers qu’il en résulte, le nouveau préfet préfère se faire sa propre opinion : “On m’a donné de nombreuses informations et notes sur certains sujets. Néanmoins, je préfère avoir en plus ma propre idée du département, en allant au contact des gens. Je veux me faire un avis pertinent. Mais reposez-moi cette même question dans 3 semaines/1 mois, je saurais mieux vous répondre”, commente-t-il. Toutefois, il évoque déjà quelques dossiers lourds : “Sivens, oui… j’ai pris le temps de bien connaître le sujet. C’est clairement un des 4 ou 5 sujets qu’on a à traiter dans ce département. C’est ardu, mais pas impossible. Mais encore une fois, c’est une connaissance de dossier, il faut que j’aille rencontrer les acteurs de ce sujet-là”, pose-t-il. Il est également conscient qu’un des gros chantiers du moment, c’est l’autoroute : “J’ai reçu comme mandat de construire l'A69, déclare-t-il clairement. Je sais qu’il y aura une mobilisation dans deux semaines. Vis-à-vis de cela, pour éviter de potentiels débordements, je regarderai de près ce qu’a fait mon prédécesseur, François-Xavier Lauch, que je connais bien, puisque j’ai déjà travaillé avec lui pendant 5 ans dans le passé.”
"Découvrir la diversité de l'agriculture tarnaise"
Nous l’avons constaté au cours de son mandat, son prédécesseur était très présent et fortement impliqué dans les sujets en lien avec le monde agricole et la ruralité du département. Justement, quelle attention porte personnellement le nouveau préfet à l’égard de l’agriculture ? C’est une question que nous lui avons posé : “En Haute-Saône, j’ai passé 2 années de calamités agricoles liées au réchauffement climatique, et de très très fortes difficultés dans la gestion de l’eau. Ce sont des sujets que j’ai traité de très près.” Des actualités donc assez similaires avec notre département. Avec un penchant pour la production laitière, la Haute-Saône est cependant assez différente du Tarn : “Il est prévu dans la semaine un rendez-vous avec la Chambre d'agriculture et les syndicats agricoles, pour me rendre compte de leur situation. Sur la question de l’eau, mais aussi par exemple sur le sujet du loup, que je n’avais pas dans l’Est. Je serai à leur écoute. J’ai à découvrir toute la diversité de l’agriculture tarnaise”, confie Michel Vilbois.