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GÉNÉTIQUE
“Aider les adhérents à affronter l’avenir”

Malgré un contexte tendu pour l’élevage, Coopelso améliore sa performance technique et continue de développer ses services aux adhérents.

À l’occasion de l’assemblée générale de la coopérative d’insémination, le vendredi 28 mars à Soual, le président Philippe Fabre a évoqué avec ses adhérents le bilan d’activité et s’est projeté sur l’avenir de la filière.

Des résultats “éloquents”

“Les résultats présentés sont éloquents dans un contexte marqué par l’érosion continue du nombre d’éleveurs et du nombre de femelles présentes sur notre territoire. Grâce aux efforts des salariés et à la politique que le conseil d'administration conduit depuis plusieurs années, nous avons amélioré notre taux d’insémination dans les différents types de production. Cela revient à dire que notre performance technique a progressé. L’amélioration de nos parts de marché traduit la performance de notre structure et sa capacité d’adaptation. Être réactif et à l’écoute des besoins du terrain est notre crédo tout en demeurant dans notre domaine d’activité, celui que nous maîtrisons le mieux : la génétique et la reproduction. Au cours de l’exercice écoulé, la plupart des services ont progressé. Mon directeur Mathieu Saint-Blancat a détaillé les raisons qui poussent les adhérents à faire appel massivement aux services et aux outils proposés par la coopérative. L’animation commerciale des équipes de terrain développe également notre présence chez de nouveaux éleveurs. Tout cela passe par le renforcement des compétences des techniciens de Coopelso à travers de la formation continue et par un management adapté des équipes.”

S’adapter aux évolutions de la société

“Le monde de l’élevage doit être très attentif aux réponses à apporter aux attentes de la société. Le changement climatique nous impose d’être plus vigilants dans notre gestion de la coopérative. C’est dans ce sens que vont les mesures en faveur de la réduction des kilomètres parcourus et de la consommation de carburant. Ce sont des postes qui pèsent dans les charges de la coopérative et qui représentent une part importante du coût de l’IA. Nous avons déjà mis en place des mesures pour assurer leur maîtrise à travers la formation, le choix des véhicules, le suivi individualisé des consommations. Tout cela s’inscrit aujourd’hui dans notre démarche responsabilité sociale et environnementale (RSE). Les résultats d’une étude montrent que le secteur de la sélection et de la reproduction est faiblement émetteur : les doses d’IA mises en place et les saillies naturelles contribuent pour 0,1% à 4% de l’impact en production bovine. Par ailleurs, le progrès génétique permis par la sélection fait diminuer l’impact environnemental du lait et de la viande issus des élevages qui utilisent ces semences. Les gains de production dans le temps constituent un effet de levier important, permettant une baisse jusqu’à 11% de l’empreinte carbone du lait en 5 ans à pratiques constantes. Nous agissons aussi pour réduire les coûts, réduire le temps de trajet et réduire l’empreinte carbone de nos activités. Nous avons déjà constaté l’intérêt des panneaux photovoltaïques sur les toitures d’une partie des bâtiments du site du Tournal. Cela diminue la facture énergétique et nous permet d’assurer une grande partie d’auto-consommation électrique. C’est avec le même souci que nous allons engager une réflexion vis-à-vis de la dématérialisation des documents et en particulier des factures et des bulletins d’IA.”

“Continuer à être présent sur l’ensemble du territoire”

“Nous devons être solidaire et défendre tous ensemble les valeurs de la coopérative où l’être humain, éleveur, adhérent et salarié, est au cœur de nos préoccupations. Nous devons défendre notre projet qui est de pérenniser ce formidable outil qu’est Coopelso et qui s’est construit grâce aux efforts de ceux qui nous ont précédés depuis bientôt 80 ans. Nous devons agir pour répondre aux besoins de nos adhérents avec, vous le savez, une logique économique afin de permettre d’affronter les défis à venir. Nous avons jusqu’à présent toujours su faire preuve d’innovation, d’anticipation et d’adaptation pour répondre avec nos moyens aux demandes des éleveurs. Au sein d’Eliance, notre fédération nationale des métiers du conseil et de la sélection ou à travers notre union régionale des entreprises de mise en place Auriva, nous prenons notre part de responsabilité pour construire un élevage plus efficient. Nous allons conserver notre rôle de coopérative de services pour aider nos adhérents à affronter l’avenir sereinement. La sélection génomique a été une révolution pour les races laitières. Nous avons le devoir d'accélérer cette évolution dans le secteur allaitant. C’est notre prochain défi pour les années à venir en matière de conduite des schémas de sélection. Malgré les difficultés liées à la complexité de sa mise en œuvre, l’évaluation génomique, dans nos races allaitantes et rustiques, gagne en précision et qualité. Nous avons commencé à modifier la conduite de nos programmes de sélection comme nous l’avons connu pour la filière lait. Cela devrait se traduire par des économies substantielles et nous permettre de maîtriser le coût d’accès à la génétique et donc, au final, les tarifs d’insémination. La volonté de la coopérative est de continuer à être présente sur l’ensemble du territoire d’Occitanie et ce malgré des diversités de densité d’élevage de plus en plus prononcées pour apporter le service reproduction et génétique aux besoins de chaque adhérent et des filières existantes. Nous souhaitons poursuivre notre engagement pour rendre notre structure encore plus proche des besoins des adhérents, encore plus performante et encore plus efficace.”

Les résultats de l’exercice 2023/2024
Sur l’exercice précédent, Coopelso réalise 99 919 IAP (inséminations artificielles premières), en légère baisse de 0.7%. Au niveau national, la baisse est plus marquée, à -1.6%, avec 3 447 700 IAP réalisés sur l’ensemble du territoire. Dans le détail des départements de couverture de la coopérative, 3 817 IAP ont été réalisées en Ariège, 1 526 dans l’Aude, 62 760 en Aveyron, 10 392 en Haute-Garonne, 272 dans les Pyrénées-Orientales et 18 989 dans le Tarn. Malgré la baisse au niveau national des têtes de vaches laitières (- 70 000), la coopérative a inséminé 63,1% des femelles laitières présentes sur le territoire de couverture, soit un gain de 0.2 point par rapport à l’exercice passé. Idem pour les vaches allaitantes, avec 18% de femelles inséminées et un gain de 0.3 point, et les vaches rustiques avec un taux de femelles inséminées qui se stabilise entre 8,5 et 9%. Pour compenser l’érosion naturelle de l’activité, la coopérative est allé chercher 2 800 IA chez de nouveaux utilisateurs qui n’en faisaient pas ou peu. Dans ce sens, des visites de prospection ont été réalisées dans les élevages, au nombre de 811, et ont permis de gagner 1 100 IAP supplémentaires. Tout cela permet à Coopelso de développer ses services, autour des constats de gestation, le monitoring, la semence sexée ou les outils de détection de chaleur.
 

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