Syndical
"Poursuivre la pression syndicale"
Eau, crise viticole, situation sanitaire, les sujets de préoccupations sont encore nombreux pour les agriculteurs tarnais, qui veulent continuer à se faire entendre.
Eau, crise viticole, situation sanitaire, les sujets de préoccupations sont encore nombreux pour les agriculteurs tarnais, qui veulent continuer à se faire entendre.

Le conseil d’administration de la FDSEA du Tarn s’est réuni le vendredi 15 décembre à Albi pour faire le point sur l’actualité syndicale du moment. Les élus sont d’abord revenus sur les actions syndicales de novembre. Les échos dans les cantons sont globalement positifs, l’opération des panneaux retournés a été largement reprise partout en France et dans les médias et le syndicat se félicite d’une manifestation le 14 novembre à Albi propre, sans que rien n’ait été cassé. Une mobilisation locale puis nationale qui a permis d’obtenir quelques avancées, qu’a rappelé Philippe Jougla : “la réautorisation du glyphosate pour 10 ans, le rejet par le Parlement européen du projet de règlement SUR (usage durable des pesticides, ndlr), l’exclusion des bovins dans le cadre de la réglementation IED (directive sur les émissions industrielles, ndlr), l’abandon des augmentations de la RPD et de la redevance eau ou la réaffirmation du principe de “pas d’interdiction sans solution” pour Ecophyto notamment. Mais en parallèle, il reste encore des sujets encore sans réponses ou avancées significatives, notamment concernant les mesures élevage annoncées au Sommet, la loi Egalim qui doit être pleinement appliquée, la prédation et le plan national loup ou le renouvellement des AUP Adour Garonne.” Et Cédric Vaute, secrétaire général, d’ajouter un nouveau sujet de préoccupation : “la Commission européenne a confirmé le non-renouvellement de l’approbation du S-métolachlore, que l’on pouvait auparavant utiliser jusqu’au 15 novembre 2024. Il se pourrait qu’on soit interdit de s’en servir plus tôt que prévu.” C’est dans ce sens que les élus ont plaidé pour poursuivre cette “pression syndicale”. Une manifestation régionale est prévue le 16 janvier à Toulouse, organisée par la FRSEA Occitanie, “il faut y aller en masse pour porter notre voix”.
Un soutien moral pour les agriculteurs
François Fabre, de la section viticulture, est également revenu sur la crise de la filière, qui subit une nouvelle année difficile, entre mildiou, échaudage et changement dans les habitudes de consommation, après trois années marquées par le Covid, le gel et la sécheresse. “Il faut à la fois accompagner ceux qui veulent sortir du métier et aider ceux qui continuent. Pour cela, on demande des aides conjoncturelles et structurelles d’urgence, comme une enveloppe allouée pour soulager les trésoreries, l’année blanche bancaire, l’arrachage temporaire différé et la restructuration différée.” Là aussi, la mobilisation de la profession a été remarquée le 25 novembre à Narbonne. Plus de 5 000 viticulteurs du Sud de la France ont répondu présent à cette manifestation. Les élus sont également revenus sur la situation sanitaire avec la vaccination contre l’influenza aviaire qui se poursuit et la confirmation de foyers dans le nord de la France, qui font passer la France au niveau risque “élevé”. Pour l’instant, le Tarn n’est pas touché par l’apparition de cas. De leurs côtés, la FCO et MHE continuent leur progression dans le pays. Le Tarn est toujours concerné par les réglementations concernant les échanges d’animaux. La Profession demande auprès de l’État un soutien moral et financier aux exploitants touchés et un mécanisme simple et rapide pour évaluer et indemniser les pertes.