Projet
Plan agriculture méditerranéenne : le périmètre se précise
Le Tarn fait partie des départements concernés mais d’autres comme l’Aveyron ou l’Ariège sont exclus du périmètre.
Le Tarn fait partie des départements concernés mais d’autres comme l’Aveyron ou l’Ariège sont exclus du périmètre.

Au lendemain d’une réunion sur le «plan de soutien à l’agriculture méditerranéenne», la profession agricole semble avoir trouvé réponse à certaines de ses questions, souligne Jérôme Despey, premier vice-président de la FNSEA, à Agra Presse le 25 juillet. En matière de périmètre, ont été retenus les départements de la Provence-Alpes-Côte d’Azur (exception faite des Hautes-Alpes) et de l’Occitanie (exception faite de l’Ariège, de l’Aveyron, des Hautes-Pyrénées, du Lot et de la Lozère) ; auxquels s’ajoutent la Corse, la Drôme et le Lot-et-Garonne. Face à l’exclusion de certains départements, M. Despey témoigne de son «insatisfaction» et demande davantage de souplesse ; aux yeux du vice-président de la FNSEA, il s’agit «de partir d’une démarche projets, plutôt que d’une démarche territoire». Annoncé en avril par le Premier ministre, le plan «agriculture climat Méditerranée» est entré en phase de concertation mi-juillet avec l’ensemble des acteurs concernés. Afin d’accompagner les agriculteurs dans les territoires touchés par les effets du dérèglement du climat méditerranéen, le ministère de l’Agriculture a annoncé vouloir adopter une triple logique ; à savoir «une logique territoriale, en ancrant la production dans un territoire», «une logique de filière et de valorisation du produit, pour tirer le maximum de valeur ajoutée à la production», «une logique de diversification et de changements de pratiques dans les systèmes de production agricole». Pour ce faire, une première enveloppe de 50 M€ sur les crédits de la planification écologique sera déployée. Elle permettra de financer les fameux projets labellisés en «aires agricoles de résilience climatiques» (AARC). D’ici fin octobre, vingt projets devraient être labellisés et cinquante au début de l’année 2025.
Il a dit...
Philippe Jougla, président FRSEA Occitanie :
“C’est une demande que l’on porte depuis un moment. La faiblesse des rendements en Occitanie nous désavantage et l’évolution climatique aura des conséquences sur nos filières. Nos demandes portaient sur la trésorerie, l’adaptation des filières et une mise à jour de la PAC. Les réponses apportées par le gouvernement sur la trésorerie sont insatisfaisantes et concernant la mise à jour de la PAC, cela ne se fera qu’en 2027. L’enveloppe des 50 millions d’euros est une bonne chose, elle vient en complément des 30 millions d’euros déjà annoncés plus tôt. Il faut maintenant que les gens qui ont des projets s’organisent pour pouvoir bénéficier de ce soutien. Le zonage prévu n’est en revanche pas satisfaisant. Il exclut plusieurs départements et se concentre uniquement sur les questions d’évolutions climatiques. De plus, aucune référence n’est faite à l’élevage et le pastoralisme, qui sont pourtant des caractéristiques de l’agriculture méditerranéenne. Enfin, concernant l’eau, les objectifs pour l’agriculture sont en deçà de ce qui était prévu, cela manque d’ambition. Les réponses du gouvernement sont en tout cas une première marche importante pour avancer sur le sujet et la réflexion continue sur d’autres mesures et d’autres adaptations possibles.”