Sanitaire
MHE : 3 cas pour le moment, des communes tarnaises concernées
L’apparition du virus la semaine passée entraîne des restrictions pour plus d’une centaine de communes tarnaises situées majoritairement à l’ouest du département.
L’apparition du virus la semaine passée entraîne des restrictions pour plus d’une centaine de communes tarnaises situées majoritairement à l’ouest du département.

Le laboratoire national de référence de santé animale de Maisons-Alfort (Anses) a confirmé le 21 septembre la présence du virus de la maladie hémorragique épizootique (MHE) sur des bovins dans trois élevages situés dans les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées. La maladie hémorragique épizootique est une maladie virale, des ruminants domestiques et sauvages, principalement des cerfs de Virginie et des bovins. Elle est non contagieuse, non transmissible à l’homme et à transmission vectorielle. Les ovins/caprins peuvent être également réceptifs mais ne présentent pas de signes cliniques. Les vecteurs sont les mêmes que pour la FCO, il s’agit de culicoïdes (petits moucherons). Les signes cliniques peuvent aussi être assez similaires à ceux de la FCO : fièvre, anorexie, boiterie, détresse respiratoire, diarrhée hémorragique, érythème du pis… Cette maladie présente au Maghreb a émergé au sud de l’Espagne, en Sardaigne et Sicile en octobre 2022, avant de se répandre vers le nord de l’Espagne et la zone pyrénéenne.
Un périmètre de 150 km autour du foyer
Les mesures de gestion de cette maladie sont mises en place par les services du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, en lien avec les organisations professionnelles. Quelques jours après la détection de la maladie, le ministère a publié le 24 septembre, au Journal officiel, un arrêté ministériel fixant les mesures de surveillance, de prévention et de lutte vis-à-vis de la MHE. L’objectif est d’éviter la diffusion de la maladie à partir des foyers identifiés, et d’assurer une surveillance sanitaire de la zone. Effectif à compter du lundi 25 septembre, le dispositif mis en place par les pouvoirs publics définit les mesures chez les bovins, ovins, caprins ou cervidés en cas de suspicion ou de confirmation d’infection. L’arrêté établit une zone réglementée sur l’ensemble des communes situées dans un périmètre de 150 kilomètres autour de tout élevage infecté par le virus. Les bovins, ovins, caprins ou cervidés des élevages situés dans la zone ne peuvent en sortir. Une liste de dérogation est établie pour des mouvements d’animaux spécifiques (retour d’estive, envoi d’animaux à l’abattoir ou export sous conditions). Parallèlement à ces mesures nationales, le ministère de l’Agriculture échange étroitement avec la Commission européenne et ses partenaires étrangers pour faciliter le maintien et le recouvrement des flux commerciaux vers les États membres et les pays tiers. Pour rappel, la maladie hémorragique épizootique n’est pas transmissible à l’Homme.