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Les vins sous IGP bâtissent des stratégies pour relever les défis de demain

La confédération des vins IGP de France a tenu son congrès annuel à Albi, les 16 et 17 juin. Les réflexions ont porté sur les moyens de répondre aux défis qui attendent la filière viticole

© La Paysan Tarnais

Les représentants des vins IGP de France se sont penchés sur les tendances et sur les défis que les vignerons et les caves coopératives devront relever demain, à l'occasion de leur congrès annuel, qui se déroulait à Albi, la semaine dernière. Son président, Michel Servage, a posé les grandes lignes des défis qui attendent le secteur des vines sous indications géographiques protégées dans les prochaines années. «Les accidents climatiques des dernières semaines nous confirment que le changement climatique est bien en action et qu'on ne peut pas y faire abstraction.» Autre problématique, celle de l'utilisation des produits de protection des plantes. «Il y a une demande sociétale forte, en lien notamment avec la pression médiatique sur le sujet. La table ronde de ce congrès intitulée «Tendances et défis de demain : comment les vins IGP s'y préparent» a permis de faire le tour des solutions à disposition des vignerons sur ces deux grandes thématiques. Experts, chercheurs, sociologues, vignerons, étaient invités à témoigner sur leurs travaux ou sur leur vision de l'avenir des vins IGP.

Jean-Marc Touzard, directeur de recherche à l'Inra de Montpellier a présenté les travaux de recherche sur l'adaptation des végétaux au changement climatique. «Premier impact constaté, c'est celui de la précocité, avec aujourd'hui autour de 15 jours d'avance en terme de maturité par rapport aux relevés des années 1980. D'ici à 2050, on peut tabler sur des maturités en avance de 15 jours supplémentaires par rapport à aujourd'hui. » Les conséquences prévisibles : des besoins en eau supplémentaires et une modification des caractères du vin, plus ou moins complexes à corriger. «Ces impacts se répercutent différemment géographiquement. En Espagne par exemple, il sera de plus en plus difficile de faire du vin. A l'inverse, de nouveaux espaces s'ouvriront dans le nord de l'Europe, au Royaume-Uni par exemple.» Autre impact non négligeable, celui sur l'économie, avec des risques accrus en matière de rendement, de quantité de production, de hiérarchie entre les régions viticoles, d'évolution des cahiers des charges... Tout cela pourra avoir un impact socio-économique important via la déstabilisation des marchés.

A.Renault

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