L’Atag retravaille son projet associatif et ses objectifs de développement
A l’Atag, l’année 2015 a été marquée par une belle mobilisation de l’équipe des administrateurs et des salariées autour du projet associatif, grâce à l’appui fourni par le DLA. Interview du président de l'association.

L’association tarnaise pour le développement de l’agriculture de groupe (Atag) a tenu son assemblée générale le 20 septembre dernier à Réalmont. Le rapport d’activités a brossé les nombreuses actions menées par la structure pendant l’année écoulée et a longuement abordé les éléments marquants de l’année dont la consolidation du projet associatif, avec l’appui du dispositif local d’accompagnement (DLA). Deux cabinets de consultants sont intervenus entre décembre 2014 et juillet 2016 pour accompagner l’équipe salariée et le conseil d’administration dans ces réflexions sur les actions, les projets, le modèle économique et l’organisation interne de l’Atag.
L’association, initialement créée pour promouvoir l’agriculture de groupe est aujourd’hui forte de trois pôles d’activités : la promotion et la sensibilisation à l’agriculture de groupe, la formation et enfin l’accompagnement et la médiation.
Jacques Bru, président de l’Atag, revient sur les points abordés à l’occasion de l’assemblée générale.
Quels messages avez-vous voulu faire passer à l’occasion de cette assemblée générale ?
Jacques Bru : « Notre but était de faire connaître précisément le travail qui est réalisé par l’association, en matière d’accompagnement, de sensibilisation. On croit souvent qu’il faut faire appel à l’Atag lorsque ça ne va plus dans un groupe ou une société. Mais notre objectif est de favoriser la prévention et la sensibilisation, justement pour éviter la médiation. Le travail que nous avons mené sur notre projet associatif est basé sur cette réflexion. »
Vous souhaitez notamment mettre l’accent et faire connaître votre offre de formation. Pourquoi ?
J.B. : «La formation est un domaine qui est déjà très développé dans notre activité. Financièrement pour nous, il est impossible de facturer des accompagnements à leur juste valeur, lorsque nous intervenons. Cela représenterait, pour deux jours de travail effectué, un montant supérieur au salaire mensuel de certains agriculteurs. Développer et faire connaître notre offre de formation est d’abord un point économique important pour notre association. Ensuite, ce doit être la base, comme je le disais, pour éviter les difficultés dans un groupe et en arriver à la médiation. Nous avons un rôle social et de service public à jouer et nous comptons bien continuer. Pour cela, nous avons besoin de soutien. Nous allons également très prochainement mettre à disposition un catalogue de nos formations pour les proposer à un public plus large. »
Justement, en matière de soutien, vous constatez une baisse de la part des subventions dans vos produits…
J.B. : « L’activité augmente, et du coup la part des subventions tend à baisser. Nous remercions le conseil départemental qui n’a pas diminué son soutien financier. Mais nous constatons qu’il n’y a pas assez de moyens mis sur le côté humain. Je le regrette car dans la situation actuelle de l’agriculture et particulièrement de l’élevage, il faut privilégier le collectif. Une autre idée, pour nous, est aujourd’hui de se tourner vers le mécénat, afin de trouver de nouveaux financements.»
Propos recueillis par A.RENAULT
Pas encore abonné ? Découvrez nos offres !