Production
La ville d'Albi se lance dans le maraîchage
La ville veut produire plusieurs dizaines de tonnes de légumes pour approvisionner sa cuisine centrale.
La ville veut produire plusieurs dizaines de tonnes de légumes pour approvisionner sa cuisine centrale.

De la production maraîchère 100% dédiée à la consommation locale. Voilà le projet tout neuf de la mairie d’Albi, qui vient de reprendre en régie des terres dans le quartier de Canavières, auparavant exploitée par l’association de la Landelle. Cette dernière fournissait une grosse partie des légumes à la cuisine centrale mais a dû cesser son activité l’année dernière. Dans un premier temps, il a fallu mobiliser du monde, y compris les élus municipaux, pour ramasser les légumes déjà plantés. Ensuite, pour continuer à assurer l’approvisionnement de sa cuisine centrale, qui produit 3 800 repas par jour, la mairie a donc décidé de reprendre les terres en régie et produire elle-même ses produits. “Dans la ville, on avait déjà certains coins où l’on faisait pousser des légumes, mais à très petite échelle, simplement pour que les gens du quartier puissent les ramasser et s’approvisionner. Là, on est sur un projet plus important et nouveau pour nous, pour servir des repas à base de produits bio et locaux, limiter notre empreinte carbone et toujours faire ce lien entre le monde urbain et rural”, explique Jean-Michel Bouat, adjoint délégué à l’agriculture urbaine.
Les premières plantations effectuées
Pour cultiver les légumes, quatre personnes ont été recrutées, dont l’ancien chef de culture de la Landelle et deux autres anciens salariés. L’équipe travaillera en étroite collaboration avec la direction de la cuisine centrale, pour produire en fonction de la demande et de la saisonnalité des produits. Les premières plantations ont été effectuées et on retrouve notamment 800 blettes, 700 batavias, 180 plants de courgettes et 600 de tomates. L’équipe prévoit aussi de travailler sur la culture de légumes anciens. Avec l’objectif de produire une dizaine de tonnes de légumes sur plus d’une dizaine d’hectares. Pour ces premières plantations, les plants ont été achetés mais à terme, la municipalité prévoit de les produire elle-même, toujours dans cet objectif de limiter son empreinte carbone. “On ne va pas pour autant arrêter de travailler avec nos producteurs bio habituels car notre production maraîchère ne peut pas répondre à toute la demande de la cuisine centrale. C’est important pour nous d’assurer cet approvisionnement sain et de qualité. Et les enfants le ressentent et sont ravis, quand on voit qu’ils se servent plusieurs fois des légumes”, conclut l’élu.