Les marchés de la viande au cœur des préoccupations des éleveurs de Blondes
Le syndicat tarnais de la race Blonde d’Aquitaine a tenu son assemblée générale à Montdragon ce vendredi 10 mars, avec pour invité, une GMS de Castres.

Ce vendredi 10 mars, le syndicat départemental de la race Blonde d’Aquitaine a tenu son assemblée générale à Montdragon. Une vingtaine d’éleveurs étaient réunis autour du président, Nicolas Daydé, pour faire le point sur les actualités de l’association. Premier point abordé : France Blonde d’Aquitaine sélection a décidé la création d’une nouvelle association d’éleveurs qui gèrera le livre généalogique de la race afin d’accompagner la mise en place du nouveau règlement zootechnique européen. Les membres du syndicat ont ensuite échangé sur la création de Gen&Blond, une société qui structure l’offre de genotypage spécifique à la race. Côté projets, l’association projette de créer un groupe de réflexion autour de la commercialisation de la viande. Un sujet de préoccupation majeure pour les éleveurs qui avaient d’ailleurs choisi d’inviter deux spécialistes de la viande en grande distribution à leur assemblée générale, deux salariés du magasin Auchan à Castres.
Laurent Levesque y est chef du rayon boucherie depuis 14 ans, à la tête d’une équipe de 9 personnes. Il est également formateur boucher pour des salariés et des apprentis du groupe Auchan. Etait présent à ses côtés, Julien Le Borgne, responsable du secteur alimentaire au magasin de Castres depuis 6 mois, mais fort d’une solide expérience sur plusieurs rayons boucheries du groupe. «Pour la viande, que ce soit les rayons «libre-service» ou «traditionnel», nous suivons les décisions de notre centrale, basée à Villeneuve-d’Ascq, dans le Nord. Cela ne nous empêche pas de nouer des partenariats locaux si nous le demandons, mais c’est moins facile sur la viande que sur les fruits et légumes par exemple, pour lesquels les décisions se prennent au niveau du magasin.»
Pour la viande bovine, l’approvisionnement est strictement français. «Et en race à viande» explique Laurent Levesque. «Nous travaillons principalement des charolaises. Nous achetons les bêtes entières que nous faisons abattre, découper, désosser et mettre sous vide à façon. La viande arrive après avoir maturé 10 jours sous vide. Les poids moyens de nos carcasses sont compris entre 380 et 430 kg. Cette fourchette est importante, parce qu’au-delà, les morceaux que l’on ne peut pas redécouper comme les faux-filets et les côtes à l’os vont être trop gros et donc trop chers pour le consommateur.» Pas forcément une très bonne nouvelle pour les éleveurs de la salle, dont les vaches de réforme dépassent souvent les 500 kg carcasse.
Des tendances de consommation confirmées...
S. LENOBLE
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Rendez-vous
Jeudi 23 mars se déroulera la vente aux enchères des 103 génisses Blondes d’Aquitaine du centre d’élevage d’Aussac. Organisé par Blonde Pays d’Oc, l’événement propose également des reproducteurs et des embryons de la race. Venez nombreux !