Jérôme Redoulès : «Il faut vraiment qu’on s’occupe du loup avant qu’il ne soit trop tard»
Trois questions à Jérôme Redoules, co-président de la Fédération Départementale Ovine, pour présenter l’assemblée générale de la FDO qui se tiendra ce vendredi 26 janvier à Vénès.

La fédération départementale ovine tiendra son assemblée générale le vendredi 26 janvier à 10 heures, à la salle polyvalente de Vénès. Cette année, le thème développé sera «comment protéger son troupeau des prédateurs ?» avec l’intervention de Bruno Thirion. Le co-président de la FDO, Jérôme Redoules, nous en dit plus.
Pourquoi avoir choisi de traiter cette problématique cette année ?
«On a choisi ce thème il y a deux mois car ce n’est pas parce qu’on ne l’a pas aujourd’hui, déclaré sur le papier, qu’il n’est pas loin de chez nous. On sait déjà qu’il est dans la l’Aveyron et on suppose qu’il est dans l’Hérault, tout proche du Tarn.»
Vous craignez que cette problématique ne prenne de l’ampleur dans le Tarn ?
«Cela commence toujours com-me ça, je le vois bien grâce à mes fonctions de représentation nationale en discutant nos collègues : il y a d’abord un éleveur qui commence par apercevoir un loup, il s’installe petit à petit, et un an après il y en a dix qui sont là. On va avoir des éleveurs touchés. Je le vois au niveau national, il faut vraiment qu’on s’occupe de cette bestiole-là car quand il sera là ce sera trop tard.»
Qui est Bruno Thirion ?
«C’est un éleveur ovin en zone pyrénéenne qui fait référence au niveau de la problématique du loup. Je ne le connais pas personnellement. Ce sont des administrateurs qui nous ont proposé de l’inviter car il intervient beaucoup dans le domaine de la prévention et de la protection. Il peut aider les éleveurs à s’adapter à cette problématique en livrant son apport technique, que ce soit en matière de conduite d’élevage avec des chiens de protection ou en expliquant le type de clôture à mettre en place, par exemple.»
Propos recueillis par D. Monnery
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