Élevage
Gagner en efficacité pour pérenniser l'exploitation
Benoît et Cédric Barria, éleveurs d’ovins et bovins viande à Montirat, ont aménagé leur exploitation pour diminuer la pénibilité et se libérer du temps.
Benoît et Cédric Barria, éleveurs d’ovins et bovins viande à Montirat, ont aménagé leur exploitation pour diminuer la pénibilité et se libérer du temps.


À Montirat, dans le nord du Tarn, Benoît et Cédric Barria sont à la tête de l’exploitation familiale du Gaec des Boucles du Viaur depuis 2008. Dans leur ferme étalée sur quatre sites différents, ils élèvent 31 vaches de race limousine et 250 brebis de race Lacaune. L'exploitation s’est aussi diversifiée : elle compte aujourd’hui 100 ruches et un atelier de chataîgne. Ils possèdent 105 hectares, dont 80 de prairies permanentes, 15 de prairies temporaires et 13 de céréales autoconsommées. Le lundi 23 janvier, les deux éleveurs accueillaient chez eux une rencontre sur le thème des conditions de travail, organisée par la Chambre d’agriculture du Tarn, en présence notamment d’Alexandra Pizzetta, conseillère d’entreprise à la Chambre du Tarn, Claire Saby, du GIE Élevage Occitanie, de membres de la MSA et d’une dizaine d’éleveurs du coin, venus échanger avec Benoît et Cédric sur le fonctionnement de leur Gaec. “Ces rencontres sont là pour partager les idées sur le terrain. Le but est de montrer comment on peut simplifier le travail en améliorant l’efficacité, le tout pour pérenniser les exploitations”, a introduit Claire Saby.
Des investissements dans le matériel
Suite au départ à la retraite de leurs parents, Cédric et Benoît ont réfléchi à réorganiser l’exploitation afin de diminuer le temps de travail et la pénibilité des tâches. Ils ont choisi d’aménager l’aire de stabulation des vaches, avec la réduction de la stalle afin de supprimer le raclage à la main, le déplacement des abreuvoirs au niveau des cornadis et l’aménagement d’un parc de contention pour permettre le tri, le soin et le chargement des veaux et vaches. Ils ont également acheté une dérouleuse-pailleuse pour la stabulation, permettant de pailler en soufflant la paille et de distribuer à l’aide de la dérouleuse. “Cela nous permet de gagner entre 30 et 45 minutes par jour. C’est non négligeable. Cela va complètement dans notre volonté de gagner du temps et de diminuer la pénibilité”, assure Benoît Barria. Côté bergerie, les principaux aménagements se concentrent autour de la mise en place de deux tapis à la place d’un couloir central et d’une distribution à la fourche, d’un couloir de contention, d’une bascule, d’une fabrique d’aliments à la ferme et de nourrisseurs en libre-service pour le foin. Le but étant toujours de réduire le temps de travail et la pénibilité, pour arriver à leur objectif d’une journée de travail de 7h à 19h avec une heure de pause le midi. “On a aussi une vie de famille donc pour nous c’est important d’éviter les journées à rallonge”, expliquent les éleveurs. Pour ces investissements, ils ont pu bénéficier du Pass élevage et d’aides de la MSA. Toujours dans ce souci d’économie du temps, Cédric et Benoît sont aussi à l’initiative du groupement d’employeurs des 4 clochers, qui regroupe aujourd’hui 3 exploitations, qui permet de bénéficier de main d'œuvre supplémentaire pour la fauche.