Didier Codecco : «pour survivre, il faudra produire ce qui se vend !»
Le veau fermier du Lauragais a tenu son assemblée générale à Puylaurens, le 30 mars dernier. Une réunion marquée par le contexte difficile pour la filière du veau sous la mère. L’avenir de la coopérative est en jeu.
Didier Codecco, le président de la coopérative du veau fermier du Lauragais, a souhaité prendre le taureau par les cornes, à l'occasion de l'assemblée générale du 30 mars dernier. Pas question pour lui de se voiler la face et de ne pas aborder les points faibles de la coopérative.
Car le contexte de diminution des prix de vente, d'augmentation des charges et de baisse de la consommation impacte directement le revenu des éleveurs et les modes de commercialisation mis en place par la coopérative.
La production accuse une nouvelle baisse en 2009, avec 226 veaux de moins qu'en 2008. Il en va de même pour le nombre d'éleveurs, qui est passé de 159 à 145. « Force est de constater que notre production n'est pas épargnée par le déclin qui touche l'élevage en général. »
Didier Codecco a tout d'abord mis en exergue la régression de l'homogénéité et de la qualité des carcasses en soulignant que le nombre de veaux labellisables ne représente que 63 % de la production totale commercialisée.
Les boucheries sous contrat label rouge se réduisent au même rythme que la production, et les contraintes n'incitent pas de nouveaux clients à adhérer au label.
« Face à des prix qui stagnent et des charges que lesquelles nous n'avons aucune emprise, la conséquence évidente est un alourdissement général des carcasses, qui à 149 kg, ont augmenté de 4 kg en moyenne » a également relevé le président de la coopérative. Une évolution qui ne facilite pas la commercialisation...
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