Vin : un projet de vigne résistante à 3,3 millions d’euros financé par Bpifrance
Comment réduire l’utilisation de phytos en viticulture grâce au biocontrôle et à la sélection variétale : le projet Vitiguard, porté par le semencier Cérience, l’Inrae, l’IFV (institut technique) et le pépiniériste Mercier, vise à «renforcer l’immunité de la vigne», ont-ils annoncé le 21 janvier. Son budget, de 3,3 millions d’euros sur cinq ans, est financé par le plan d’investissement France 2030 opéré par Bpifrance dans le cadre de l’appel à projet «Innover pour réussir les transitions agroécologiques et alimentaires», selon un communiqué. Les partenaires ambitionnent 400 000 hectares couverts par les SDP (stimulateurs de défense des plantes) combinés, deux à quatre variétés résistantes au mildiou ou à l’oïdium inscrites à l’horizon de dix ans. Chacun apporte sa propre expertise : Cérience dans les biostimulants, produits de biocontrôle et adjuvants, l’IFV et Inrae dans le développement de marqueurs moléculaires, les criblages et les évaluations, Mercier dans la sélection et le criblage de variétés résistantes. Vitiguard a pour objectif, d’une part, «que l’efficacité des solutions de biocontrôle soit renforcée à l’application et sur la durée», d’autre part, «que les cépages soient plus résilients face aux bioagresseurs en répondant mieux aux SDP».