Relations commerciales : E. Leclerc réitère son opposition au SRP+10
Alors que le gouvernement entend prolonger le SRP+10* au-delà du 15 avril grâce à une proposition de loi (PPL) dédiée, Michel-Édouard Leclerc a indiqué le 4 mars sur TF1 qu’il s’opposait toujours à cette disposition inclue dans les lois Egalim. « Je ne comprends pas en quoi nous obliger à vendre du jus d'orange Joker (marque du groupe allemand Eckes Granini Group, NDLR), du Coca-Cola, du Nescafé (groupe Nestlé, NDLR) ou du chocolat avec une marge de 10v% va ruisseler vers l'agriculture française, qui ne produit pas ces denrées », a déclaré Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E. Leclerc. Ce dernier a exprimé à plusieurs reprises son opposition au SRP+10, auquel il reproche d’alimenter les hausses de prix et de favoriser les distributeurs qui vendent plus cher que Leclerc, estimant qu'il s'agit d'une « loi de lobby qui protège les grandes entreprises multinationales ». Un consensus existe toutefois entre syndicats agricoles, industriels et grande distribution (sauf E. Leclerc) sur son maintien et le gouvernement prévoit de prolonger sa mise en place « pour trois ou quatre ans » dès avril, a dit récemment sur Public Sénat le ministre des Relations avec le Parlement Patrick Mignola.
* Relèvement du seuil de revente à perte de 10 points sur les produits alimentaires en GMS