Maïs doux : l'AGPM craint une chute de 15 % de la sole française en 2025, sous les 20 000 ha
Contacté par Agra Presse, Sébastien Méry, secrétaire général de l'AGPM (producteurs de maïs, FNSEA) et producteur dans le Loiret, a expliqué « craindre une nouvelle baisse des assolements de maïs doux en France en 2025 ». Plus en détail, la sole nationale pourrait décrocher de 15 % annuellement, et passer sous la barre des 20 000 ha, s’inquiète l’association. La raison de cette préoccupation, selon lui : la concurrence déloyale chinoise, qui a fortement augmenté ses exportations vers l'Hexagone et l'UE depuis quelques années, pénalisant les productions locales. « Les producteurs chinois ont des coûts de production bien plus faibles et des normes bien moins exigeantes, leur permettant d'être très compétitifs », alerte le secrétaire général de l'AGPM. Le syndicat réclame une protection du marché européen, via l'instauration de droits de douanes dissuasifs sur les imports chinois. Pour rappel, l’exécutif européen a décidé d’ouvrir une enquête antidumping en décembre 2024 à la suite du dépôt de plainte, le 25 octobre, de l’Association européenne des transformateurs de maïs doux (AETMD). De premières réponses sont attendues en juillet sur d’éventuels droits de douane provisoires.