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Dossier oléagineux : les atouts du lin à l’échelle tarnaise

Le marché de ces oléagineux n’est pas saturé et les acteurs locaux continuent à mettre de l’huile dans les rouages. Voici l’expérience et les perspectives d’un producteur et d’un collecteur.

© Le Paysan Tarnais

Souvent appréciées des automobilistes et des promeneurs, les fleurs bleues du lin renforcent la diversité des paysages agricoles du Tarn. La graine, utilisée pour l’alimentation des animaux, n’est pas la seule entité de cette plante qui présente des avantages. Le président du Grenier Coopératif Albigeois, Thierry Roch, céréalier et viticulteur à Carlus, a introduit cette culture dans sa rotation en 2008 et la sème sur 8 à 15 ha selon les années. Il nous explique ses avantages agronomiques et comment la cultiver.

> Pourquoi avez-vous fait le choix du lin ?

Thierry Roch : Certaines de mes parcelles étaient dans un système blé-orge-colza avec parfois un peu de tournesol et des complications se répétaient, notamment avec les moutardes dans les colzas. Je voulais trouver un moyen de casser les cycles des adventices. Même si les rendements sont très variables (de 15 à 25 q/ha) et que la marge de la culture seule n’est pas énorme, l’intérêt agronomique est indéniable. La structure du sol s’améliore et les blés avec un précédent lin font de bons rendements !

> L’itinéraire technique est-il complexe ? Quels sont les points de vigilance ?

TR : Ce n’est pas très compliqué. Les semis ont lieu entre ceux des colzas et des céréales à paille. Il ne faut pas trop travailler le sol. Quand il vient après une céréale à paille, j’effectue un déchaumage avec des disques. En fonction de la météo, je repasse avec un déchaumeur à dent ou un cultivateur puis je sème au combiné à 1 cm de profondeur et 28 à 30 kg/ha.

Le lin lève vite en conditions normales et je suis attentif aux altises pendant la levée. La perte de certaines matières actives complique la gestion des dicotylédones. Quand il mesure 25 cm, je le protège avec un fongicide qui a aussi un effet raccourcisseur. J’apporte entre 70 et 80 unités d’azotes en deux passages.

> Que faut-il surveiller pour la récolte ?

TR : J’attends que la plante soit bien desséchée et je moissonne quand il ne reste que 5 cm de vert au pied. C’est plus facile à couper. Pour bien faire, j’y vais en pleine chaleur, autrement les tiges s’enroulent dans la coupe. Il faut avoir des lames de section neuves et ne pas hésiter à avancer à 5-6 km/h pour éviter les paquets. Je serre le contre-batteur à fond et je ferme les grilles. Les vents sont plus bas que pour le blé.

Propos recueillis par F. Roussel

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